Le festival des amateurs #12
Tout publicPendant deux semaines, le Théâtre de Poche devient le terrain de jeu des amateurs des ateliers du Théâtre de poche. Le rayonnement est tel que des troupes émanant des ateliers se sont constituées et viendront présenter leurs productions. Un florilège de spectacles investit chaque week-end de juin la scène avec passion, énergie et sincérité.
Ce temps fort de la saison met à l’honneur la pratique amateure sous toutes ses formes, dans une ambiance conviviale et bienveillante. Un rendez-vous incontournable pour découvrir des talents émergents, vivre l’émotion du plateau à l’état brut et clore la saison dans une effervescence collective. En mode ciné ou en mode plateau, ils auront à coeur de vous faire découvrir leurs projets de l’année.
Samedi 13 juin à 20h30 :
Les enfants du Hibou présentent « L’importance d’être constant » d’après Oscar Wilde (adaptation et mise en scène: Emeline Dupuis).
Deux gentlemen londoniens mènent chacun de leur côté une double vie jusqu’à trouver l’amour… Ni l’un ni l’autre ne soupçonnent l’importance d’être Constant !
Ces Deux dandys surdoués du mensonge mènent une double vie pour fuir les dîners ennuyeux et séduire tranquillement. Tout roule… jusqu’au moment où leurs fiancées exigent d’épouser un homme prénommé “Constant”. Panique générale : personne ne s’appelle Constant, tout le monde prétend s’appeler Constant, et plus personne ne sait qui ment le mieux. Résultat : une avalanche de quiproquos, de répliques assassines et de vérités tellement absurdes qu’elles en deviennent presque honnêtes.
Une comédie où tout le monde ment pour paraître honnête, et où l’identité n’est qu’un prénom mal porté. »
Une comédie d’Oscar Wilde, envolée, pleine de charme et pétillante !
Samedi 20 (20h30) et dimanche 21 juin (17h):
« Cet enfant », de Joël Pommerat (Comédie dramatique tout public)
À travers une succession de scènes indépendantes, Cet enfant explore les relations entre parents et enfants, de la naissance à l’âge adulte. Situations du quotidien, conflits, absences, maladresses ou élans d’amour : chaque fragment met à nu la complexité du lien familial.
Sans jugement ni morale, la pièce donne à entendre des paroles souvent retenues, parfois violentes, souvent fragiles. Elle révèle ce qui se joue dans ces relations fondatrices : le besoin d’amour, la difficulté à dire, la peur de mal faire, et les traces que chacun laisse en l’autre.
Entre tendresse et brutalité, humour et malaise, Joël Pommerat compose une mosaïque de moments intimes qui interrogent ce qui fait famille ; et ce qui, parfois, la fissure.
Samedi 27 (20h30) et dimanche 28 juin (17h) :
L’écho de Libertalia, de Guillaume Delisle (Comédie dramatique à partir de 12 ans)
Un groupe de pirates débarque sur une île à la recherche de Libertalia, utopie légendaire où l’on aurait vécu sans règles ni domination. Mais très vite, le doute s’installe : et si Libertalia n’était pas un lieu, mais une idée ? Un récit transmis, déformé, fragmenté ?
À travers la découverte d’une charte incomplète et les tensions qui traversent l’équipage, chacun tente de faire tenir une forme de collectif. Faut-il écrire des règles ? Faire confiance ? Décider ? Attendre ? À mesure que la peur du chaos grandit, les mécanismes de pouvoir réapparaissent, presque malgré eux.
En miroir, les figures du passé rejouent la naissance de cette utopie fragile, révélant ses espoirs et ses failles. Entre désir de liberté et besoin de cadre, le groupe contemporain se heurte à une question essentielle : comment vivre ensemble sans reproduire ce que l’on cherchait à fuir ?
Dans un monde où tout tend à être organisé, classé, archivé, L’écho de Libertalia interroge ce qu’il reste de la liberté quand elle ne tient plus dans un texte, mais dans des choix à assumer.
